n poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques, de personnalisation et de partage sur les réseaux sociaux.

Tribune

Encore un coup d’épée dans l’eau

Le gouvernement français a cherché pendant des mois à bomber le torse avec une nouvelle loi sur le droit d’asile et l’immigration.

Encore un coup d’épée dans l’eau
#immigration #loi asile

Le gouvernement français a cherché pendant des mois à bomber le torse avec une nouvelle loi sur le droit d’asile et l’immigration. Si nous saluons le fait que le gouvernement prenne à bras-le-corps un sujet aussi brûlant qu’important, nous émettons de sérieux doutes sur la capacité de ce texte à solutionner ce problème, en dépit de discours fermes et volontaristes de la part du ministre de l’intérieur.   

En effet, après le tollé suscité par sa circulaire envoyée en décembre dernier à tous les préfets de régions et de départements, tout laissait à penser que Gérard Collomb allait mettre de l’eau dans son vin. Nus n’avons pas, hélas, été déçus ! A commencer par la mesure qui semblait la plus intéressante et qui visait à introduire dans le droit la notion de «pays tiers sûr».

Une telle décision aurait permis de refuser a priori l’asile à des pays tiers considérés comme «sûrs». Cette solution, loin de tout régler, permettrait cependant déjà à la France de mieux répondre aux demandes en cours et de mettre fin à l’appel d’air migratoire. Sous la pression des associations et des syndicats, le ministre a préféré abandonner cette mesure de bon sens. 

 

Comme ses prédécesseurs, le gouvernement se soumet aux apôtres de « l'ouverture ». Ces derniers n’ont pas hésité, à l’image de certains journaux, à agiter le spectre des « heures les plus sombres » et à dépeindre le Président Macron en monstre froid. Ce qui n’a pas manqué au passage de lui faire gagner quelques points de popularité. Car les Français sont très largement favorables à une plus grande fermeté à l’égard de l’immigration. Malheureusement, ce n’est pas sur ce gouvernement qu’il faudra compter. Yann Moix s’est agité et les associations subventionnées par l’Etat pour s’activer contre les intérêts des Français se sont mobilisées, naturellement Collomb et Macron se sont couchés.  

Il est pourtant urgent d’agir. Le nombre de visas de séjours humanitaires a explosé en 2017 (+ 17% en un an) et ce alors que les déboutés du droit d’asile ne sont pas expulsés. 

Sans parler des demandeurs d’asile dits « dublinés » dont le statut est complètement passé sous silence. Grâce à la « procédure Dublin », tout étranger arrivé et enregistré dans un pays de l’Union Européenne dispose de droits lui permettant de circuler librement au sein de l’espace Schengen. A ce titre, un étranger arrivé dans n’importe lequel des 27 pays de l’Union européenne peut se rendre en France et disposer d’un logement ainsi que d’une aide financière.  Au vu des dernières déclarations du commissaire européen Dimitris Avramopoulos, qui promet l’arrivée de 6 millions d’immigrés, il y a de quoi s’inquiéter. 

Les accords de Schengen ne permettent pas de faire face à la crise des migrants, c’est pourquoi il faut en sortir sans délais. Il faut également supprimer le statut de « dubliné » afin de permettre à chaque pays européen de décider librement et souverainement du sort des étrangers sur son territoire, sans être redevable des décisions des autres. Comme par exemple de ne pas subir les conséquences de la politique migratoire folle de Mme Merkel qui laisse partir en France tous les « migrants » qu’elle avait voulus pour l’Allemagne !

Ce n’est qu’ensuite que nous pourrons revoir en profondeur la procédure du droit d’asile pour la limiter aux immigrés de bonne foi le demandant avant leur entrée sur le sol français. Cela mettra fin à une situation ubuesque qui permet aux clandestins entrant en France de manière illégale de faire leur demande a posteriori et de rester sur le territoire français. 

A l’étranger, les modèles ne manquent pas. La fermeté australienne avait fait couler beaucoup d’encre. Or, le programme Sovereign Borders parvient depuis sa mise en place en 2013 à concilier l'efficacité politique avec la préservation des vies humaines.

 

Le Japon maintient lui-aussi une politique très restrictive pour les demandeurs d'asile. Une politique qu’il justifie par sa générosité financière, puisque l’archipel est le deuxième contributeur au budget du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) de l’ONU, derrière les Etats-Unis. Plus près de chez nous,  le Danemark a fait le choix de limiter l’immigration légale en contraignant chaque année un peu plus les conditions d’entrée sur son territoire. Au Royaume d’Hamlet, il est désormais exigé d’apprendre le danois et de respecter les us et coutumes pour pouvoir rester. 

Ces exemples prouvent que l’on peut être ferme sur l’immigration sans basculer vers des régimes autocratiques. Ils devraient nous inspirer pour enfin régler une question qui empoisonne la vie politique française depuis plus de trois décennies. Pour enfin passer des paroles aux actes.

Partager

Facebook Twitter Google+ LinkedIn

Commentaires (9)

Timothée

Super

Répondre24 mai 2018 à 15h46

Louis XIV

Tout à fait d'accord

24 mai 2018 à 15h57

y-y-y-y

ytjtyjtyj

Répondre22 mai 2018 à 12h46

yes

Mouii

22 mai 2018 à 12h48

test

Lorem ipsum

Répondre22 mai 2018 à 12h44

timymymymymyy

Yeeah !

Répondre22 mai 2018 à 12h06

grgrgergergerg

test 2

Répondre22 mai 2018 à 12h05

timymymyyy

cool

22 mai 2018 à 12h40

timmmyy

Lorem ipsum !

Répondre22 mai 2018 à 11h54

Vos réactions